Traitements de l’insuffisance respiratoire

Du handicap quotidien à l’engagement du pronostic vital, l’insuffisance respiratoire peut et doit être traitée dès les premiers symptômes. Différents remèdes existent et le choix de l’un d’entre eux s’opère au regard de la nature et de l’expression de la maladie mais aussi des antécédents du patient et de son état général de santé.

Qu’est-ce que l’insuffisance respiratoire ?

L’oxygène est un carburant assurant les fonctions vitales de tout être vivants. Les formes de vie terrestres sont impossibles sans cette molécule chimique. Chez l’être humain, l’oxygène chemine du nez jusqu’aux alvéoles pulmonaires chargées ensuite de le disséminer dans le reste du corps par voie sanguine. L’appareil respiratoire humain se compose ainsi d’un ensemble d’organe : nez et gorge, trachée puis bronches et enfin les poumons soutenus eux-même par le diaphragme.

Lorsque l’appareil respiratoire ne peut plus assurer les besoins du métabolisme humain, on parle d’insuffisance respiratoire. Cette pathologie peut provenir d’une obstruction des voies de circulation de l’oxygène au sein de l’appareil même comme dans le cas de l’asthme, ou encore d’un volume pulmonaire trop faible. Dans chaque cas une consultation médicale est indispensable.

Conséquence de l’insuffisance respiratoire

Lorsque la respiration est gênée par un trouble respiratoire, un certains nombres de symptômes apparaissent tels que : des maux de têtes, des capacités physiques altérées et une fatigue importante, et de façon générale une difficulté à respirer. Sur le plan neurologique, des confusions ou une attitude comateuse sont des troubles sérieux à prendre en considération. La réduction de l’oxygénation du sang est le terrain de d’autres pathologies pouvant survenir conjointement. De manière générale, les complications sont graves et éventuellement mortelles.

Qui est concerné ?

La maladie peut se déclencher quelque soit l’âge ou les conditions de vie du patient. Les asthmatiques et personnes atteintes de mucoviscidose seront les plus enclins à pâtir de la maladie. De plus, des facteurs de risques tels qu’une exposition soutenue à des gaz et poussières toxiques ou bien le tabagisme sont à prendre en compte pour le diagnostic et le traitement du malade. Les sujets à risque doivent à tout prix éviter le contact avec personnes touchées par des infections microbiennes notamment celles concernant les infections des voies respiratoires.

Les traitements de l’insuffisance respiratoire

Différents types de traitements de l’insuffisance respiratoire existent et le diagnostic du médecin pourra orienter le patient atteint vers la solution la mieux adaptée à sa pathologie et à ses antécédents.

Rééduquer la respiration et atténuer les symptômes

Alors que l’insuffisance respiratoire incite à une baisse de l’effort physique, le kinésithérapeute aide le patient à atténuer les symptômes par des exercices physiques et une remise à l’effort. Le patient adopte de nouvelles habitudes respiratoires avec des effets vertueux sur son mode de vie quotidien. Des manipulations thoraciques à visée expectorante peuvent aussi être proposées en kinésithérapie. Ces techniques sont les moins invasives et permettent de retrouver un confort de vie quotidien. Les bénéfices cliniques sont importants et rapidement atteints.

L’oxygénothérapie et la ventilation artificielle

L’oxygénothérapie est une méthode de ventilation artificielle dont le but est d’apporter au sang l’oxygène dont il a besoin et notamment de compenser son déficit en cas de difficulté respiratoire. Elle se présente sous trois formes : la canule nasale, le masque ou la lunette faciale et enfin le tube introduit dans la trachée. Cette dernière technique est contraignante et nécessite une hospitalisation tandis que les deux premières peuvent être réalisées à domicile. Différents types d’oxygènation et des posologies sont proposés dans ce cadre. Ce traitement améliore nettement la qualité de vie et favorise le retour à une activité physique normale avec les effets vertueux que cela apporte.

La greffe de poumon

La greffe de poumon consiste à transplanter un poumon d’un patient en état de mort cérébrale à un autre patient souffrant d’une pathologie respiratoire grave. Dans le cas de l’insuffisance respiratoire il s’agit d’une technique de dernier recours, invasive et risquée. La convalescence et la rééducation sont longues et contraignantes. Des médicaments anti-rejets sont prescrits à vie et des complications sévères sont fréquentes. La greffe de poumon peut être pratiquée sur un ou deux poumons.

La vaccination

La vaccination est une mesure de prévention. Elle permet de prévenir et éliminer les infections des voies respiratoires limitant ainsi les risques d’insuffisance. Deux types de vaccins sont préconisés : le vaccin contre la grippe qui devra être renouvelé annuellement, et le vaccin contre le pneumocoque nécessitant une première injection et un rappel sous huit semaines, le pneumocoque étant une cause de méningite.

La prise en charge psychologique

Une prise en charge psychologique doit être envisagée. L’insuffisance respiratoire est une source d’anxiété pouvant aggraver la maladie. Elle peut également dégénérer en dépression du fait de son retentissement important sur la vie du patient. Dans tous les cas un sevrage du tabac, une excellente hygiène alimentaire et de l’exercice physique régulier sont des règles de prévention conseillées dans l’insuffisance respiratoire.